Sécurisation du travail en hauteur : une obligation légale
Vous êtes actif dans le secteur industriel ou hospitalier ? Vous êtes une administration, une école, une entreprise privée ? Les équipes d’entretien ou de maintenance, laveurs de vitre ou installateurs qui travaillent sur votre toit ou contre vos façades peuvent refuser d’intervenir si votre bâtiment est non conforme.
« La réglementation européenne impose des règles de sécurité pour toute personne qui doit accéder ou travailler à un poste en hauteur »
Sécuriser les bâtiments (EPC pour Equipement de protection collective)
Idéalement, les parapets de protection anti-chute, les balustrades ou garde-corps de sécurité devraient être prévus par l’architecte avant la construction du bâtiment. Si ce n’est pas le cas, un audit devrait confirmer la nécessité ou non de le remettre en conformité. Les recommandations varieront selon la hauteur et la configuration des toits selon qu’ils sont plats, en pente ou alambiqués.
Le travail en hauteur concerne aussi l’accès aux blocs techniques sur des structures hors bâtiments telles que :
- les citernes,
- les conteneurs,
- les autobus,
- les ailes d’avion
- les pylônes
- les parois rocheuses
- les antennes de téléphonie
Protéger les individus (EPI pour Equipement de protection individuelle)
Selon la norme EN 795, les hommes travaillant en hauteur doivent impérativement disposer d’un équipement de protection pour :
- la tête (casque)
- les yeux (lunettes)
- les mains (gants)
- les pieds (chaussures)
- le corps (vêtements professionnels).
La norme prévoit également qu’un dispositif d’ancrage fiable est un élément essentiel à tout système de protection contre les chutes. Les accessoires tels que harnais, longes, lignes de vie, échaffaudages, échelles, escaliers, passerelles, nacelles, etc. sont tous soumis à des tests de résistance et au contrôle de sécurisation dans le respect de la norme.
Les risques de la non-conformité
Le but cette obligation légale est de limiter au maximum les accidents. Votre prestataire de service aurait le droit de refuser de laisser ses équipes monter sur vos toits en cas d’infraction. C’est le moindre des maux.
En cas d’accident grave, vous pourriez être poursuivis pour coups et blessures, voire pour homicide involontaire. C’est pourquoi, la sécurisation est obligatoire même si elle est temporaire.